Sea slugs of Tahiti and French Polynesia





Nouveau guide d'identification : Nudibranchs & Sea Slugs - Indo-Pacific

La dernière édition de l'ouvrage de référence sur les nudibranches de l'Indo-Pacfique de Terry M. Gosliner, Angel Valdes et David Behrens vient de paraître (novembre 2015).

Cette édition est enrichie de plus de 120 clichés issus de nos observations que vous pouvez également retrouver dans la section de NudiTahiti "Liste Des Espèces". Il s'agit pour la plupart d'espèces nouvelles pour la science.

Dans cet ouvrage ce groupe d'expert signale  que 56% des espèces recensées en Polynésie française ne sont pas encore décrites.




Aplysia parvula

Cet opisthobranche de la famille des Anaspidea ou lièvres de mer a été décrit pour la première fois au XIXème siécle. Les spécimens que l'on observe en Polynésie ne dépassent pas 1 cm et semblent assez différent de l'holotype de 7 cm qui servit pour la description initiale .

Les dernières études de biologie moléculaire indiquent qu'il s'agit en fait qu'un complexe d'espèces qui cohabite dans l'Indo-Pacifique. Les experts estiment que de nouveau noms devront être donnés aux espèces de l'Indo-Pacifique. 

 

Ces deux animaux ont été photographiés sur le site du "tombant St-Etienne" à Punaauia, Tahiti.

 

Aplysia parvula
Aplysia parvula, Tahiti, 1 cm
Aplysia parvula
Aplysia parvula, on distingue la coquille à l'arrière de l'animal


Une Hexabranchus sp. 2 et une crevette symbiotique

Une nouvelle observation d'un nudibranche de la famille des "danseuses espagnoles" à Tahiti : Hexabranchus sp. 2.

Elle évoluait par une 20aine de mètres sur la pente externe du récif de Punaauia et mesurait plus de 20 cm.

Elle hébergeait, ce qui est peu commun à Tahiti, une crevette symbiotique Periclimenes imperator, visible également près des rhinophores sur la 1ère photo.

A quelques mètres se trouvait une ponte d'envrion 10 cm de diamètre.

Periclimenes imperator
Periclimenes imperator sous les branchies d'un Hexabranchus sp. 2
Hexabranchus sp. 2, 20 cm, 20 m
Hexabranchus sp. 2, 20 cm, 20 m
Periclimenes imperator on a Spanish dancer nudibranch
Periclimenes imperator on a Spanish dancer nudibranch
Ponte d'Hexabranchus sp. 1
Ponte d'Hexabranchus sp. 1


Nudibranches pélagiques

On observe à Tahiti, au large de la ville de Punaauia, deux nudibranches particuliers.

Comme les Glaucus Atlanticus, les Phylliroe bucephala et Cephalopyge trematoides sont pélagiques et ainsi ont la particularité de ne jamais se fixer à un substrat et de mener toute leur existence en pleine mer. 

Excellents nageurs la partie arrière de leur corps est aplatie de haut en bas et leur permet de se propulser dans la colonne d'eau. 

Comme d'autres rares espèces de nudibranches (tels que certains Kaloplocamus), ils sont bioluminescents et produisent une lumière bleutée dans le noir.

 

Phylliroe bucepahlum Pelagic nudibranch, night dive off Tahiti.
Phylliroe bucephalum. Pelagic nudibranch, Night dive off Tahiti.
Cephalopyge trematoides. Pelagic nudibranch, night dive off Tahiti. Sea slug Deep
Cephalopyge trematoides. Pelagic nudibranch, night dive off Tahiti.
Phylliroe bucephala. Pelagic nudibranch, night dive off Tahiti. Sea slug deep
Phylliroe bucephala. Pelagic nudibranch, night dive off Tahiti.


Une nouvelle flabelline à Tahiti

Ce nouvel Aeolidien est probablement du genre Flabellina. En effet, comme tous les Aeolidiens, ce petit nudibranche ne possède pas de branchies distinctes et utilise ses cérates (extensions corporelles), pour respirer et se défendre. De plus, il est à noter que les rhinophores de cette nouvelle espèce montrent de petites papilles sur les bords postérieurs, comme la classique Flabellina exoptata.

Les flabellines en général sont incapables de produire par elles-mêmes de poison pour se défendre, mais elles ne sont pas démunies pour autant, et

ont développé une stratégie de détournement. En se nourrissant de proies appartenant aux cnidaires, qui possèdent des cellules urticantes appelées nématocystes, les Aeolidiens disposent d'extensions du tractus digestif qui, au lieu de les digérer, transportent les nématocystes urticants ingérés vers les pointes des cérates. Les nématocystes ainsi stockés sont utilisés si besoin en cas de stimulation des cérates, permettant la défense de ces petits nudibranches si fragiles.

Flabellina sp 3, une nouvelle flabelline à Tahiti, tombant St Etienne, 55m, taille 1cm
Flabellina sp 3, une nouvelle flabelline à Tahiti, tombant St Etienne, 55m, taille 1cm
Flabellina sp, a new Aeolid in Tahiti, St Etienne drop off, 55m, size 1cm
Flabellina sp, a new Aeolid in Tahiti, St Etienne drop off, 55m, size 1cm


Agrégation de Stylocheilus striatus à la pointe des pécheurs (Tahiti)

Il est actuellement possible d'observer au niveau de la pointe des pêcheurs à Tahiti, sur les galets recouverts d'algues, de nombreuses espèces de nudibranches et un phénomène assez spéctaculaire : une agrégation de dizaine de milliers de Stylocheilus striatus.

Ce phénomène a déjà été observé pour cette espèce dans de nombreux endroits de part le monde comme en Indonésie, aux Phillipines, à l'île de La Réunion, à Bonaire, en Floride où à Hawaii.

D'innombrables galets sont entierrements recouverts de nudibranches
D'innombrables galets sont entierrements recouverts de nudibranches
Aggregation of Stylocheilus striatus
Aggregation of Stylocheilus striatus
Stylocheilus striatus
Stylocheilus striatus


Portraits de nudibranches de Tikehau.

Vincent Truchet nous présente des portraits de nudibranches pris dans l'atoll de Tikehau dans les Tuamotu, dont une nouvelle espèce pour le site : Hypselodoris zephyra.

 

Retrouvez d'autres photos de Vincent sur son site : http://www.vincent-truchet.com/.

Caloria indica, Tuamotu archipelago
Caloria indica, Tikehau, Tuamotu archipelago
Hypselodoris zephyra, Tikehau, Tuamotu archipelago
Hypselodoris zephyra, Tikehau, Tuamotu archipelago
Hypselodoris zephyra, Tikehau, Tuamotu archipelago
Hypselodoris zephyra, Tikehau, Tuamotu archipelago
Chromodoris cf. reticulata, Tikehau, Tuamotu archipelago
Chromodoris cf. reticulata, Tikehau, Tuamotu archipelago
Risbecia imperialis
Risbecia imperialis


Les huîtres perlières, un abri de luxe pour les opistobranches.

Nettoyage des nacres
Nettoyage des nacres © JM Levy
Dans l’archipel des Tuamotu, la perliculture est une activité qui offre aux opistobranches un support de développement tout à fait inédit.
En effet, les centaines de lignes de nacres et les milliers d’huitres perlières (Pinctada margaritifera) disposées en chapelet, abritent de nombreuses espèces de nudibranches.
L’on peut y découvrir aisément des Thordisa, Rostanga, Aeolidiella, Baeolidia, Berghia sans oublier le régulateur et insatiable mangeur de pontes le Favorinus japonicus.
 
Ce biotope totalement artificiel est un lieu de prédilection pour ces consommateurs d’anémones et d’éponges.
Avec le temps, l’ensemble des filaments fixant (byssus) de la Pinctada margaritifera, opère une soudure entre les huitres et offre ainsi un abris nécessaire au comportement particulier des nudibranches.
La présence de chaque espèce varie en fonction de la profondeur d’immersion des lignes et donc de la présence ou de l’absence de leur nourriture sélective.
Les espèces opportunistes et invasives que sont les actiniaires (capables de scissiparité et donc de multiplication) et les spongiaires (capables de régénérescence à partir d’un simple fragment) colonisent en grand nombre les coquilles d’huitres.Les Aiptasia pallidaPinctada maculata, dysidea étouffent les nacres et les stressent en les privant d’une bonne partie de leur alimentation.
Les opistobranches y trouvent protection, nourriture ainsi qu’un support rêvé pour leurs pontes. En pleine eau, au centre des lagons, à des profondeurs comprises entre six et huit mètres, il y a peu de prédateurs susceptibles de troubler leur courte vie .
De plus le mimétisme mullerien entre nudibranches et anémones, leur confère une protection optimale contre les dangers éventuels.
Même si les chapelets d’huitres sont régulièrement sortis de l’eau, afin d’être nettoyés par les perliculteurs, on retrouve après quelques mois d’autres nudibranches, pour peu que les coquilles soient de nouveau colonisées par leur source d’alimentation.  
Dans ce cocon où les meilleures conditions de vie sont réunies, les opistobranches seront  à l’abris jusqu’au prochain nettoyage !
 

Jean-Marc LEVY

Aeolidiella alba sur une nacre
Aeolidiella alba sur une nacre © JM Levy
Anémone des nacres. Aiptasia pallida.
Anémone des nacres. Aiptasia pallida.© JM Levy


Biodiversité des nudibranches des bassins fermés d'eau salée des Tuamotu.

Dans certains atolls des Tuamotu comme Raroia, il existe des sortes de petites zones fermées qui forment des bassins d’eau verte.
Souvent emprises entre deux motu, ses retentions d’eau salés sont encerclées par de petits arbustes endémiques, comme les “miki miki” dont les racines plongent dans le substrat à la manière de palétuvier dans les mangroves.Cela va donc permettre à certaines espèces vivantes de s’y réfugier.
Bassins d'eau salée fermés de Raroia
Bassins d'eau salée fermés de Raroia. © JM Levy
Avant l’éradication des forêts primaires au profit des cocoteraies ces bassins devaient être plus riches en faune marine car leur capacité à abriter tout un écosystème était beaucoup plus important de part la diversité des arbres qui la composait. 
recherche de nudibranches dans des eaux vertes
Recherche de nudibranches dans des eaux vertes © JM Levy
Episodiquement lors d’importantes marées lorsque l’eau du lagon monte plus qu’à l’accoutumé ses bassins sont régénérés. Cette régénération peut se réaliser également par le récif lors de fortes houles avec des couloirs d’eau pénétrant sur le papa (assise corallienne) en rejoignant ses rétentions.
Ce qu’il faut comprendre c’est que dans ses milieux clos la température de l’eau avoisine les 40°c, la salinité est également moindre et le développement de micro algues en suspension modifie la visibilité et par la même la luminosité.
Qui dit faune marine dit nudibranche, en effet dans ces milieux improbables, nous avons pu trouver quelques espèces comme le coloré Mexichromis lemniscata, le mystérieux Dendrodoris sp#4, le Haminoea cf natalensis, le Phaneropthalmus cf albocoralis, l’Oxynoe sp#3, le Dolabrifera cf dolabrifera, le Berthella stellata.
La partie la plus enrichissante de ses découvertes reste sans nul doute les variations de couleurs des Dendrodoris nigra que nous avons pu trouver sur un même site ou pas moins de 7 différentes couleurs de manteau ont été observées.
Certaines anomalies comme l’absence du rhinophore gauche sur plusieurs individus peuvent être induites par les conditions spécifiques de ce milieu.
Nous pensons improbable bien que possible la présence d’un prédateur qui concentrerait ses repas sur cette partie de leur anatomie.
N’hésitez donc pas à vous mouiller sur des sites peu communs.
Incroyable est l’adjectif qui caractérise le mieux les opistobranches alors sortez du conventionnel !
JM Levy
Dendrodoris nigra
Dendrodoris nigra avec un seul rhinophore © JM Levy


Nouvelle page consultable dediée aux pontes

L'observation de pontes peut dans certains cas permettre l'indentification de l'espece ayant deposer ses oeufs. Rendez-vous sur cette nouvelle page si vous êtes interessés par les pontes.

 

Nous allons mettre a jour chaque pontes pour lesquelles l'espèce aura été indentifiée au fur et a mesure de nos observations. 



 Des Costasiella sp.5 et leur ponte à Punaauia.

Ces minuscules Costasiella (environ 5 mm) aperçues sur des algues Avrainvillea peuvent avoir une coloration verte ou blanche.

Costasiella sp. 5
Costasiella sp. 5 et ponte en spirale, 5 mm, 3 m


Thuridilla cf. neona. Une première observation à Raroia.

Ce superbe nudibranche (opisthobranche) de la famille des saccoglosse se nourrit de la sève des végétaux comme tous ceux de cette famille.

Observé  aussi bien dans les algues Microdyction umbilicatum que sur d’autres substrats dur il répond présent à chaque sortie du Nord au Sud et d’Est en Ouest pendant les mois d’Aout et Septembre à Raroia.

Bien qu’il fasse parti des plus petits Thuridilla la couleur de sa robe est visible de très loin.

 

Thuridilla cf. neona
Thuridilla cf. neona


Glaucus atlanticus.

Un singulier flotteur, le dragon bleu s’échoue sur une plage de Raroia (Tuamotu).

Depuis plusieurs jours que le mara’amu sévit sur l’atoll, de nombreux courants et vagues transportent son lot de surprises. Si habituellement ce sont plutôt des bouées ou rondins de bois qui se perdent sur les plages, cette fois- ci, c’est une petite créature, fort singulière qui s’y est échouée.

 

En effet, ce petit Glaucus Atlanticus plus connu sous les noms de « Dragon bleu », « Limace bleue des Océans », et parfois même « l’Hirondelle de mer », qui n’est autre qu’un nudibranche pélagique, a flotté jusqu’au rivage d’un des motus de l’atoll. Il est pourtant peu fréquent, pour ne pas dire exceptionnel, de tomber dessus tellement l’espèce est petite. Ce nudibranche, contrairement à ses congénères, ne vit pas sous l’eau mais flotte sur les flots. Il est friand de méduses et de physalies, ce qui l’a d’ailleurs conduit probablement à en suivre quelques unes qui sont ramenées sur les bords des rivages par ces fortes houles.

Glaucus atlanticus nudibranch
Glaucus atlanticus nudibranch
Glaucus atlanticus, Raroia Atoll, French Polynesia
Glaucus atlanticus, Raroia Atoll, French Polynesia


Melibe engeli. Un nudibranche presque transparent.

Ce nudibranche de la famille des Tethydidae est principalement connu de Nouvelle Caledonie. Il se retrouve sur les fonds sableux recouverts de vase où il trouve des algues dans lesquelles il chasse de petits crustacés. Il détecte ses proies avec son capot buccal munit de papilles sensitives avant de les engloutir vivantes.

Melibe engeli
Melibe engeli, Septembre 2012, baie de Matavaï, 3cm, -13m.
Melibe engeli
Melibe engeli, Septembre 2012, baie de Matavaï, 3cm, -13m.


Gymnodoris ceylonica, le nudibranche nudivore.

Ce beau nudibranche est certainement le plus commun de la famille des Gymnodoris en Polynésie française.

A Tahiti et Huahine, nous les avons observé à plusieurs reprises en grand nombre dans les lagons, sur des fonds sableux dans un à deux mètres de fond, en train de pondre.

Il est connu qu'ils se nourrissent d'autres nudibranches (opisthobranches), en particulier les Stylocheilus striatus et Stylocheilus longicauda.

Actuellement ils peuvent être observés sur les fonds de sable noir dans la baie de Matavaï à Tahiti.

Gymnodoris ceylonica
Gymnodoris ceylonica, septembre 2012, baie de Matavaï, 2.5 cm, -12 m.


Sagaminopteron psychedelicum, la limace psychédélique.

Ce nudibranche (opisthobranche) doit son nom à son pattern de coloration spectaculaire. Il appartient à la famille des Cephalaspidea.

On le trouve à Tahiti le long des plages de la côte ouest sur les éponges encroutantes vertes Dysidea, souvent à moins d'un mètre de profondeur. Celui-ci observé dans le lagon de Paea mesurait environ 1 cm.

Sagaminopteron psychedelicum
Sagaminopteron psychedelicum, Paea, 1 cm, 50 cm de fond.


Un nouveau Kaloplocamus repéré à Fakarava.

Ce joli spécimen se cachait parmi les branches de coraux morts dans la passe de Tamakohua, au sud de l'atoll de Fakarava.

Les Kaloplocamus appartiennent à la famille des Polyceridae, et se trouvent souvent associés à des colonies de bryozoaires dont ils se nourrissent.

Kaloplocamus sp. 3.
Kaloplocamus sp. 3, 3 cm, Fakarava


Un des nudibranches les plus commun a Tahiti: Chromodoris cf. ransoni.

Ce nudibranche très coloré figure parmi les espèces les plus communément observés a Tahiti et dans d'autres îles, proche du Chromodoris kuniei, il en diffère par les anneaux violets entourant les point noirs du manteau. 

Chromodoris cf. ransoni, Moorea, 4 cm
Chromodoris kuniei, Moorea, 4 cm
Chromodoris cf. ransoni, Moorea, 4 cm
Chromodoris kuniei, Moorea, 4 cm


Un nudibranche de la famille des "danseuses espagnoles" dans le lagon de Punaauia

Lors d'une plongée de nuit dans le chenal du lagon de Punaauia, nous avons trouvé cette belle danseuse espagnole  (Hexabranchus sp. 2) qui était en train de nager en pleine eau, peut-être déplacée par la houle qui était assez forte.

Hexabranchus sp. 2, Tahiti, 4 cm.
Hexabranchus sp. 2, Tahiti, 4 cm.
Spanish Dancer Nudibranch
Spanish Dancer Nudibranch
Hexabranchus sp. 2
Danseuse espagnole, Hexabranchus sp. 2, 4 cm


Observation d'une Doris à Huahine

Ce nudibranche bleu de petite taille a été observé dans le lagon au sud de Huahine iti. Il a été observé sur un pilier de ponton a 1,5 m de profondeur. De part sa texture et sa petite taille, il est difficile à repérer car il peut être aisement confondu avec d'autres invertébrés.

Doris pecten, Huahine, 1 cm, -1,5 m (nuit)
Doris pecten, Huahine, 1 cm, -1,5 m (nuit)


Observation d'un nouveau Chromodoris à Punaauia (Tahiti).

Ce Chromodoris blanc avec des lignes noires latérales discontinues a été observé à Tahiti et Bora-Bora. Les 2 observations ont été faites dans des milieux similaires : sur la pente externe du récif vers -50 m.

Chromodoris sp., Tahiti, 3 cm, 50 m (jour)
Chromodoris sp., Tahiti, 3 cm, -50 m. (jour)


Première observation de l'espèce Costasiella kuroshimae dans le lagon de Moorea.

Ces "nudibranches" (ou plus précisément opisthobranches sacoglosses) ne mesurent que quelques millimètres de long et sont par conséquent souvent difficile à repérer. Il faut les rechercher sur certaines algues se trouvant dans les lagons à faible profondeur (Avrainvillea sp.) et auquelles la plupart des Costaseillidae semblent exclusivement associés. On distingue nettement sur la tête les 2 yeux rapprochés caractéristiques de cette famille.

Costasiella kuroshimae
Costasiella kuroshimae, Tahiti, Punaauia, 3 m


Première observation de l'espèce Bornella pele, Maupiti.

C'est la premiere fois que nous observons cette espèce sur la Polynésie. C'est une espèce qui est plutôt rare. Ce specimen mesurait environ 1,5 cm, et il a été observé sur la pente externe de Maupiti à 5 m de profondeur. 

Bornella pele, Maupiti 6 m., 1,5 cm.
Bornella pele, Maupiti -6 m., 1,5 cm.


Nouvelle observation d'un Glossodoris sp. à Raiatea.

Une nouvelle observation de ce Glossodoris reconnaissable à la couleur jaune de ses rhinophores et bleu électrique de ses branchies. Cette espèce est probablement endémique à la Polynésie française. 

Nous l'avons observé à Tahiti, Moorea et Raiatea. Ce spécimen mesurait environ 3 cm.

 

Glossodoris sp.
Glossodoris sp., Raiatea 6 m., 3 cm.


Elysia rufescens dans le lagon de Punaauia à Tahiti

On observe des Elysia rufescens qui sont assez communes sur les bords de plage du lagon à faible profondeur. Une molécule anti-tumorale, la Kahalalide F a été extraite de spécimens d'Hawaï et testée dans le traitement de certaines tumeurs chez l'homme mais cette molécule n'a pas eu l'efficacité escomptée.

Elysia rufescens, Tahiti, 2 m.
Elysia rufescens, Tahiti, 2 m.
Elysia rufescens, Tahiti, 2 m.
Elysia rufescens, Tahiti, 2 m.


Bullina lineata dans le lagon de Punaauia à Tahiti

Novembre 2011, lagon de Tahiti. Une belle plongée sur un herbier. De très nombreux opisthobranches sortent du sable dont un magnifique avec une coquille externe : Bullina lineata.

Bullina lineata
Bullina lineata, Tahiti, 3 m.